dimanche 30 janvier 2011

Melbourne la joute finale, ET DE DEUX !

finale à chaud entre Djokovic contre Murray - et entre les bloggeurs contre le blog glouton...
 ET C 'EST NOUS QUI ALLONS GAGNER, non mais !!!

jeudi 27 janvier 2011

Melbourne, la joute finale

Il a commencé par quelques jolis coups d’éclat dès le premier tour, ce tournoi de Melbourne, du genre Nalbandian qui sort Hewitt sur ses terres - et Baghdatis qui s’offre un Del Potro encore fantômatique,
et çà a continué par quelques désertions peu glorieuses comme le camp français notamment, décimé dès les premiers tours.


Puis on s’est pris au jeu, en suivant le parcours très inattendu (?) de l’ukrainien Delgopolov, qui avec son jeu atypique sautillant et électrique, s’est offert le dernier français Tsonga puis, de façon beaucoup plus surprenante, le géant Söderling qu’on imaginait facilement en finale

On s’est extasiés devant le joli parcours d’un 152ème pratiquement inconnu, le canadien Milos Raonic, qui sortait Llodra et même Youzhny, avant de se faire dévorer tout cru par Ferrer,

On a admiré le jeu de Wawrinka dont seul Federer a fini par avoir raison, après ses exploits contre Monfils puis Roddick,

Puis on a finalement pleuré sur la blessure de Nadal, qui n’a pu jouer à armes égales contre un excellent Ferrer transporté par la faim de victoire,

et on a applaudi à tout rompre un Djokovic littéralement porté par son récent sacre en Coupe Davis, alors qu'il éliminait successivement Troicki, Almagro, Berdych... et Federer himself bizarrement enferré dans un jeu monocorde et sans audace.

Chez les filles, où il est déjà beaucoup plus dur de s’enthousiasmer, on a regretté le départ prématuré de Vénus Williams, partie rejoindre sa sœur dans un avenir incertain,

... on s’est désolés qu’Amantha Stosur n’aille pas plus loin devant son public,
... on s'est ébahis et réjouis que la petite Alizé Cornet réussisse à passer deux tours d'un tournoi !,
... on ne s’est pas étonnés du piètre parcours de Justine Hénin, qui annonce sa seconde retraite dans une indifférence quasi-générale tant elle se justifie,

... ni de l’ascension formidable de Na Li, première chinoise à parvenir en finale,

... ni des confirmations tranquilles de Clijsters et Zvonareva, qui en ce moment dominent le circuit au moins autant qu’une Wozniacki toujours fluctuante en Majeur,

... et enfin, on a eu le cœur battant, une fois de plus, pour Francesca Schiavone, qui nous a offert contre Kuznetsova une magnifique leçon de ténacité et le match de femmes le plus long de l’histoire.


Nous voilà donc déjà sur les dernières joutes de ce tournoi fourmillant de surprises - surprises qui n’en sont pas vraiment, tant le niveau de nos champions finit par se niveler de plus en plus haut. Et tant les jeunes pousses délivrent un tennis toujours plus athlétique, poussant les meilleurs dans leurs retranchements et forçant les corps au-delà du raisonnable.

Et çà donne 3 rendez-vous à 9H30 :
Dernière demi-finale hommes vendredi matin entre David Ferrer et Andy Murray, l’un méritant un sacre pour sa volonté, son travail et sa constance au dépassement, l’autre pour son talent encore sous-exploité 
avant une finale dimanche contre le 3ème homme, Novak Djokovic, fou d’ambition et avide de reconnaissance, qui a su se donner les moyens de réaliser son rêve de gloire.

Et samedi matin, finale dames entre une maman belge très sportive -ou "une championne très humaine", comme on voudra - Kim Clijsters qui réussit son retour à la compétition comme aucune n’a su le faire jusqu’à présent, et Na Li, une étoile tombée du ciel chinois, créative et audacieuse, portant à elle seule et avec son grand sourire si sympathique, le flambeau de l’empire du milieu.

JoL 
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Avec toujours, les sites :
Le site Australian Open    -  La page AO de l'ATP   -   La page AO de la WTA

Et les tableaux de résultats :
Tableau singles HOMMES  -  idem en PDF  -  Tableau DOUBLES HOMMES
    Tableau singles DAMES  -  idem en PDF   -   Tableau DOUBLES DAMES


      dimanche 16 janvier 2011

      Il était une fois Melbourne

      Il était une fois, dans un royaume lointain appelé Melbourne, deux princes qui se disputaient férocement le trône prestigieux de cette contrée.

      Rafael Nadal, dit "l’ogre de l’ocre", avait décidé de conquérir aussi l’herbe puis le dur, et avait déjà occupé le trône il y a deux ans au terme d’un duel épique contre son rival de toujours. Il souhaitait maintenant reconquérir la couronne qu’il n’avait pas pu pleinement défendre l’année passée ayant dû abandonner en cours de tournoi.

      Roger Federer, dit "le génie de la raquette" et considéré comme le meilleur chevalier de la balle jaune que le vaste monde ait connu, était le roi en titre du royaume de Melbourne pour la 4ème fois, et souhaitait ardemment conserver sa couronne en ces terres australiennes.
      Les deux princes se livraient depuis des années un duel sans merci à coup de services, de coups droit et de revers, de matchs fantastiques et d’autres plus moyens, de combats inoubliables…

      Mais dans ce royaume, d’autres preux chevaliers voulaient également s’emparer du trône à la place des deux princes, souhaitant mettre à mal leur suprématie, maintenant légendaire, sur la planète tennis.

      Novak Djokovic "le seigneur de la Coupe Davis" avait profité un jour de l’absence des deux princes en finale pour monter sur le trône de Melbourne tant convoité. Mais, depuis, il peinait à enchaîner les résultats dans les prestigieux tournois que se livraient les chevaliers tout au long de l’année. Cependant, sa récente quête victorieuse de la Coupe Davis lui avait donné le pouvoir de la confiance pour aller loin dans cette nouvelle épreuve.
      Robin Söderling "le redoutable suédois" était devenu la terreur des courts après avoir terrassé une année « l’ogre de l’ocre » en son jardin, et avoir récidivé l’année suivante en battant le deuxième grand prince de la raquette. Il s’était emparé du trône d’une petite contrée nommée Brisbane peu de temps auparavant et espérait bien mettre à profit ce nouveau titre pour briller en terre melbournienne.
      Andy Murray "le seigneur de l’Ecosse" était toujours à la poursuite d’un trône majeur malgré ses grandes capacités au combat et avait, l’année passée, essuyé quelques larmes après avoir perdu son duel face au roi Federer.

      Derrière ces cinq terribles guerriers, la bataille faisait rage pour parvenir au duel final.
      Andy Roddick "le serveur",
      Thomas Berdych "le jeunot",
      Juan Martin Del Potro
      "le revenant",
      Nikolay Davydenko "le toujours présent",
      Jo-Wilfried Tsonga "le boxeur",
      Gaël Monfils "le clown" et bien d’autres, tous espéraient briller pendant le grand tournoi de Melbourne, affûtant leurs raquettes et faisant briller leurs prestigieuses armures sponsorisées.
      Certains avaient, pour se préparer, remporté de petits tournois auparavant comme David Ferrer "chevalier d’Auckland", Lleyton Hewitt "commandeur de Kooyong" ou encore Gilles Simon "gouverneur de Sidney".



       

      Mais ils n’étaient pas les seuls à partir au combat, car les damoiselles n’étaient pas en reste.

      Si la grande dame de Melbourne, Serena Williams, avait dû renoncer à participer au tournoi, d’autres courageuses combattantes avaient enfourché leur destrier pour se rendre dans la grande ville où allait se dérouler l’un des plus prestigieux tournoi de la planète tennis.





      Caroline Wozniacki "la blonde danoise" avait réussi à prendre la tête du classement des damoiselles et espérait enfin briller dans un grand tournoi.
      Vera Zvonareva "la blonde russe" venait de lui infliger une sévère déroute dans un tournoi exhibition au royaume de Hong Kong et rêvait de recommencer dans un duel final.
      Kim Clijsters "la blonde belge" était des trois premières damoiselles la seule à avoir déjà remporté de grands tournois, pas plus tard que l’année passée au royaume de Flushing Meadows pour la 3e fois notamment, et espérait enfin décrocher une couronne dans un autre grand tournoi, malgré sa défaite à Sydney face à Li Na.
      Venus Williams "la grande américaine" voulait, quant à elle, enfin gagner ce prestigieux tournoi après avoir déjà porté la couronne de Wimbledon et de Flushing Meadows.
      Samantha Stosur "la locale" avait à cœur de remporter le tournoi devant les loyaux sujets de Melbourne qui n’avaient d’yeux que pour elle.
      Justine Hénin "la belge blonde" rêvait de retrouver la couronne qu’elle avait déjà portée il y a maintenant sept années de cela.

      Accompagnés de leurs fidèles maîtres d’arme leur prodiguant conseils avisés et techniques de combats, les braves chevaliers et les courageuses damoiselles de la balle jaune se préparaient à livrer, sous les yeux ébahis et émerveillés du monde entier et les cris d’encouragements des nobles fans, une bataille légendaire qui vous sera racontée ici même.

      Elo


      Tous liens utiles : bon tournoi à tous !

       LES SITES :

       LES TABLEAUX DE RESULTATS :

       LE PROGRAMME DE LA JOURNEE

      mardi 11 janvier 2011

      La voie royale

      La saison 2011 bat déjà son plein avec les victoires de Federer à Doha, Söderling à Brisbane, et Wawrinka à Chennai.

      Mais en espérant que les dieux du ciel australien vont enfin calmer leur colère et permettre le bon déroulement du premier Grand Chelem de l'année, nous vous proposons de faire un tour à Paris, dans les bureaux des instances tennistiques chauffés à l'effervescence des discussions et à l'angoisse de l'échéance.

      En effet, la valse hésitation qui se danse depuis plusieurs années dans les couloirs de la Fédération Française de Tennis sur la petite chanson de Roland Garros devenu impossible à gérer dans sa configuration actuelle, va bientôt devoir tirer sa révérence finale.
      Et c'est à l'issue de l'Assemblée Générale des 12 et 13 février prochains que de la FFT devra annoncer son choix, à savoir maintenir le stade à Paris avec une extension sur les serres d'Auteuil, ou le relocaliser sur l'un des sites candidats, dont les projets ont tous été présentés - Gonesse, Marne la Vallée, et dernièrement, Versailles.

      Au début du débat, on n'entendait parler que de nostalgie et de colère, et il se pourrait bien que l'attachement historique du public amateur à la Porte d'Auteuil fasse basculer la décision vers le projet du maire de Paris, à savoir un maintien sur place, malgré les nombreuses limites et contraintes inhérentes à la superficie disponible, et malgré l'opposition des riverains.

      Mais beaucoup de questions économiques se greffent à l'aspect tradition, et chaque site présente ses inconvénients et ses avantages, rendant la décision extrêmement difficile en termes de responsabilité sociale et politique.


      Marne la Vallée et Gonesse permettraient à la Fédération d'acquérir les sols, pour un coût raisonnable. C'est très important, c'est même un point capital, tous les autres projets impliquant une location et des échéances renouvelables.

      A Marne la Vallée ("chez Mickey", comme disent les allergiques à Disneyland), l'éloignement est compensé par le fait que la zone est déjà développée, et l'infrastructure toute prête à accueillir un public important.



      A Gonesse, la ville ouvre grand ses bras au public entre deux aéroports, et offre aux investisseurs ses larges surfaces de foncier disponibles. Tout est à faire, ce qui offre beaucoup de liberté d'action. Mais justement... tout reste à faire, ce qui multiplie d'autant la tâche, et les éventuels écueils.


      La dernière présentation vient d'avoir lieu, celle de Versailles. Avec un très beau site, à la hauteur de son noble sujet (merci à Ftn pour les liens).

      Versailles, un rêve à lui tout seul, dont le nom-même donne le frisson.
      Mais aussi 35 hectares d'aménagements prestigieux encastrés dans les jardins paysagers du roi Soleil. Ce dernier projet a paraît-il été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme, et il faut bien dire qu'au niveau séduction, la magie du site a certainement fait briller les yeux des décisionnaires. C'est également le site le plus proche de Paris, qui peut ouvrir ses portes à de nombreux séminaires et rentabiliser ainsi les loyers. Un tremplin unique en termes de notoriété internationale, une vraie carte de visite en or massif qui propulserait le tournoi au tout premier rang des grands chelems dès 2016.

      Dans cette aventure économico-politico-sportive, autant de projets, autant d'atouts et d'inconvénients à soupeser et mettre en balance.
      Et autant de raisons pour plonger Jean Gachassin et Gilbert Ysern dans les affres du choix final, celui du bal de clôture auquel seront conviés les meilleurs joueurs de la planète, et les amateurs de tennis du monde entier.

      JoL

      vendredi 24 décembre 2010

      Coucou nous revoilou !

      Et oui, Ace2010 a disparu, innocente victime d'un clic de souris fatal asséné à doigts nus par un financier fou, un publicitaire sadique ou un webmaster zélé^^, impitoyablement sacrifié sur l'autel de la nouveauté, l'indifférence ou la frénésie du rangement qui sévit dans tous les bureaux de rédaction à l'approche des fêtes... Qu'importe la raison, on dira que c'est la dure incertitude du sport ;-))...

      Aah, Ace2010... (attention, séquence émotion^^)

      Quelques 60.000 commentaires, pas loin de 970 articles, 860 photos totalisant 26 mégas de fichiers (je n'invente rien).
      Plusieurs centaines de passages quotidiens de lecteurs uniques dans les moments chauds, et encore beaucoup les derniers temps (et oui, on nous lisait toujours...), une brochette de 300 pseudos, des pics de fréquentation à rendre jaloux les blogs de Canal+, l'Equipe et Eurosport réunis, et à renvoyer le grand Peter Bodo himself à la lecture de son Tennis pour les Nuls.

      ... Un journaliste tip top, des stars du tennis mondial et des invités célèbres ; des bloggeurs enthousiastes, des discussions animées, quelques prises de bec mémorables, une 'certaine' quantité de hors-sujets dûment assumés, des fous-rires, des charades, des échanges de ticket de métro, des Vamos et des C'mon à la pelle, de fines analyses stratégiques aussi percutantes qu'un passing nadalien et des échanges verbaux aussi infinis qu'une rencontre Isner/Mahut,

      ... mais aussi, de multiples lives échevelés arrosés du fameux double-mixte "croissants-chauds-thé-café-chocolat-à-volonté", certains dimanches pas réveillés sous le soleil torride de la Rod Laver Arena - ou certaines nuits blanches sous les projos de Flushing, à palpiter d'espoir pour que le 45ème point du tie-break tombe enfin du côté de notre héros préféré...

      c'était tout ça, Ace 2007-2008-2009-2010, et bien plus encore, comme on dit.... quatre belles années de petites lettres jaillies de nos claviers, façonnant au fil des jours une culture tennistique à croissance exponentielle. Mais aussi beaucoup d'émotion et de pur plaisir sportif, sans tennis-elbow ni pause-kiné.

      Irremplaçable pour ses gentils bloggeurs orphelins, abandonnés tout nus dans la neige indifférente de l'immense web (bon ok ok, mais oh ! cela valait bien une dernière petite larme pour la route, non ?.), Ace aura laissé à chacun le bonheur d'avoir pu partager son amour du tennis, et à tous une furieuse envie que l'aventure ne s'arrête pas là.
      Alors finie la nostalgie, et vive le renouveau. Nous avons encore des dizaines de tournois à regarder ensemble, des coups de cœur à exprimer et des coups de gueule à partager, et l'année 2011 s'annonce fabuleusement excitante, avec la sérénité retrouvée de Roger, l'évolution de Rafa, le retour de Juan-Martin et l'ambition ravivée de Djoko.

      Ace2010 est mort, vive Ace again !

      petit dernier tout frais émoulu pour vous, nous et les autres, bondissant et rebondissant, biberonné au jus de chaîne sportive internationale, vitaminé à l'extrait de 5W, convivial et participatif autant qu'on le souhaite. Un rendez-vous, un lien, une voix et une oreille, pour qui veut continuer à évoquer son sport préféré entre potes du web. Une adresse à rentrer tout de suite dans ses meilleurs favoris, et à garder toujours sous la main. Facile à retenir, facile à retrouver dans l'annuaire des blogs Google :

      Allez hop c'est parti : quelques-uns des derniers articles récupérés de l'ancêtre pour faire le lien et donner le ton, et plein de nouveautés à venir, pour un premier lancer de balle avec la saison 2011.
      Le premier grand rendez-vous sera à Melbourne, pour entamer une saison pleine de confirmations et de surprises. Sam Stosur et Lleyton Hewitt seront probablement présents pour défendre les couleurs australiennes, mais aussi tout le top ten, avide de montrer au monde les nouvelles couleurs de la planète tennis.
      Nous saurons enfin où auront lieu les futurs grands chelems parisiens, et si la France est prête pour une tentative de récupération de la Coupe Davis. Nous vivrons tout cela en direct, le pied de Serena, la concentration de Roger et les dents longues de Djoko, la pêche de Francesca et le siège éjectable de Caroline, mais aussi l'humeur d'Andy, les bobos de JoWil et les viriles embrassades de Bob et Mike - tout ce qui pour nous, fait du monde du tennis un véritable festin quotidien, dont nous ne voulons pas rater une miette.

      Ce blog, il nous appartient de le faire vivre, par nos commentaires, nos contributions, notre plaisir de parler ensemble. Il évoluera et s'étoffera progressivement, pour essayer d'être aussi un outil de référence pratique, où retrouver toutes les adresses utiles du web, les repères et les mises en lumière. Une page est consacrée aux suggestions diverses et variées, n'hésitez pas à conseiller, critiquer, proposer.
      Chacun est invité à participer s'il le souhaite, écrire un article, présenter un tournoi, témoigner, publier photos ou vidéos, amener des amis, faire la pub.
      L'ambition de ce nouveau blog est le plaisir, son moteur est l'enthousiasme : les couleurs d'Ace Again sont clairement annoncées, à nous maintenant de les faire vibrer.




      Bonnes fêtes de fin d'année, longue vie à Ace again,
      et bienvenue à tous.
      JoL

      vendredi 19 novembre 2010

      The best of the best


      Ils étaient des centaines au départ. Ils ont parcouru le monde. Ils ont servi, frappé des coups droits, des revers, volleyé, smashé, commis des fautes sur le dur, l'ocre, l'herbe, en plein air ou en salle.
      Ils ont remporté des titres, perdu des premiers tours.
      Ils nous ont régalés de beaux coups, nous ont rendus admiratifs de leurs exploits.

      Mais au final, il n'en reste que huit. Les huit meilleurs, qui s'affrontent une dernière fois dans l'année pour la gloire dans l'O2 Arena de Londres. Un seul en sortira vainqueur, un seul aura l'honneur de soulever le trophée, les sept autres repartiront chez eux avec la seule reconnaissance d'avoir représenté cette année le gratin du tennis mondial.

      A ma droite, LE GROUPE A !






      Rafael Nadal (Espagne) : Numéro 1 incontesté et incontestable en cette fin d'année, avec une nette avance sur ses poursuivants. Si il a dû déclarer forfait pour le tournoi de Bercy en raison d'une tendinite à l'épaule, il est celui des huit qui a remporté le plus de tournois cette année avec 7 trophées. Outre le petit Chelem (Roland-Garros, Wimblebon, US Open), Rafa a réalisé le Chelem Ocre en remportant également les 3 masters 1000 sur terre battue (Monte Carlo, Rome et Madrid) auxquels s'ajoute le tournoi de Tokyo.
      --> Battu lors de ses trois matchs de poule l'année dernière (par Soderling, Davydenko et Djokovic), l'espagnol aura à cœur de se rattraper cette année. Et même si la surface n'est pas sa favorite, son ratio victoires-défaites (67/9) en fait un candidat très dangereux.
      Novak Djokovic (Serbie) : Un temps numéro 2 mondial, l'actuel n° 3 a connu des hauts et des bas au cours de l'année notamment en masters 1000 (battu au 2ème tour à Miami, au 3ème tour à Bercy et n'ayant disputé aucune finale dans ces tournois). Il a néanmoins rallié la finale de l'US Open et les demies de Wimbledon. Nole a également remporté 2 tournois cette année, Pekin et Dubaï, et a à son actif 57 victoires pour 16 défaites.
      --> Eliminé en poule l'année dernière, avec cependant 2 victoires, Djokovic est l'un des grands favoris sur une surface qui lui convient assez bien.
      Thomas Berdych (République Tchèque) : Malgré une absence de titre cette année, le tchèque a connu une saison fantastique passant de la 25ème à la 6ème place, notamment grâce à sa demi-finale à Roland Garros et sa finale à Wimbledon. Depuis, Thomas peine à s'affirmer dans les grands tournois en étant sorti au 3ème tour des trois derniers masters 1000. Son ratio victoires-défaites pour cette année est de 44/24.
      --> Petit nouveau pour la grande messe de fin d'année, Berdych va découvrir le masters et l'affrontement avec les meilleurs mondiaux.
      Andy Roddick (Etats-Unis) : Habitué du top 10, duquel il est cependant sorti un temps cette année pour retomber à la 13ème place, l'américain est toujours présent en ayant notamment remporté le tournoi de Brisbane et surtout le masters de Miami. Ayant fait l'impasse sur la saison de terre battue comme à son habitude, Andy a pu compter sur son service impeccable et son aisance sur dur avec au final 48 victoires pour 15 défaites.
      --> Qualifié pour la huitième année au masters (même s'il avait dû déclarer forfait l'année dernière), A-Rod a déjà atteint par deux fois les demi-finales, en 2007 et 2003.

      A ma gauche, LE GROUPE B !

      Roger Federer (Suisse) : Numéro un en début d'année, victorieux à Melbourne, Roger a ensuite connu quelques difficultés, tombant même à la 3ème place pendant un temps. Le milieu de saison a été assez délicat mais le très bon Federer est revenu en cette fin de saison. Avec 4 titres au compteur cette année (AO, Cincinatti, Bâle et Stockholm), le suisse a enregistré 60 victoires sur le circuit pour 13 défaites.
      --> Demi-finaliste l'an passé au masters (battu par le futur vainqueur Davydenko), Fed est encore une fois l'un des favoris pour le titre qu'il a déjà remporté à 4 reprises (2003, 2004, 2006 et 2007).
      Robin Soderling (Suède) : Révélation de l'année passée, le suédois n'a fait que confirmer ses grandes capacités en atteignant tout récemment la 4ème place mondiale. Une nouvelle fois finaliste à Roland Garros en ayant sorti Federer, Robin a remporté deux titres cette année : Rotterdam et Bercy il y a peu. Il a gagné 56 matchs pour 20 défaites.
      --> Pour sa première participation en 2009, Soderling avait atteint les demies, se faisant battre par Del Potro. Cette année encore il sera à surveiller de très près.
      Andy Murray (Grande-Bretagne) : Récemment repassé à la 5ème place, Andy a connu un creux après sa défaite en finale de l'Open d'Australie. Si ses prestations en Grand Chelem ensuite ont été en demie teinte (1/2 à Wimbledon mais 1/8ème à Roland Garros et 3ème tour à l'USO), Murray a surtout brillé en masters 1000, notamment en remportant Toronto et Shanghai (les deux fois face à Federer), et possède un ratio victoires-défaites de 44/16.
      --> Eliminé en poule l'année dernière malgré 2 victoires, l'écossais aura à cœur de tenter de briller devant un public entièrement acquis à sa cause.
      David Ferrer (Espagne) : Revenu dans le top 10 en cette fin d'année à la 7ème place, David a connu quelques hauts et bas au cours de la saison. Titré à Acapulco (terre battue) et chez lui à Valence (dur), Ferrer est quand même plus à l'aise sur l'ocre, avec notamment une finale au master de Rome. Il a remporté 60 matchs et en a perdu 21 au cours de la saison.
      --> Pour sa deuxième participation au masters, l'espagnol tentera de faire aussi bien, voire mieux, qu'en 2007 où il avait atteint la finale.
      ___________________

      A partir de dimanche (21 novembre), tout ce petit monde va s'affronter avec pour seul objectif : succéder à Nikolay Davydenko.
      Pour les premiers matchs, le groupe B entamera le spectacle dès dimanche avec Soderling-Murray et Federer-Ferrer ;
      puis lundi, le groupe A prendra le relais avec Djokovic-Berdych et Nadal-Roddick.

      Enfin, pour être parfaitement complet, voici les groupes pour le TOURNOI DE DOUBLES :
      Groupe A : Bob et Mike Bryan ; Dlouhy-Paes ; Fyrstenber-Matkowski ; Melzer-Petzschner
      Groupe B : Nestor-Zimonjic ; Kubot-Marach ; Bhupathi-Mirnyi ; Moodie-Norman.

      Elo
      Ci-dessous les liens utiles :

      vendredi 12 novembre 2010

      et Bercy, Oh oui !

      Petite mise à jour faite par Elo en direct live (ou presque !) du POPB :

      Lundi :
      Pas vraiment de surprise à part un quatuor de qualifiés qui passent le 1er tour (Giraldo, Fognini, Becker et Nieminen).
      Sinon côté français, Mahut est sorti par Gasquet (non sans lui prendre un set), Clément sort Lopez, Ouana n'a pa manqué de se faire battre par Wawrinka et Llodra sort Starace.
      En double, seule la défaite d'Aspelin-Hanley peut éventuellement constituer une petite surprise.

      Mardi :
      Pour la fin du 1er du tour, Kohlschreiber est éliminé par Belluci, Simon passe Golubev, Monaco sort Querrey et Nalbandian fait une petite démonstration contre Granollers.
      Dans le 2e tour, Youzhny abandonne face à Gulbis et dit adieu au Masters.
      Stepanek sort Almagro, Clément est à deux doigts de sortir Verdasco avant de se prendre un 0/6 au 3e set,
      Monfils a eu très chaud (il était mené 4/1 au 1er set avant de le remporter au tie break)
      et Serra n'a rien pu faire contre Berdych.
      En double, ça passe pour Llodra-Clément mais pas pour Gasquet-Roger Vasselin.

      Mercredi :
      Fin du 2e tour et entrée en lice des cadors. Si Djokovic (contre Monaco), Federer (contre Gasquet) et Roddick (contre Nieminen) n'ont pas vraiment rencontré de problème, Murray s'est fait peur contre Nalbandian en perdant le 1er set 2/6, tout comme Ferrer qui a peiné pour sortir le qualifié Fognini.
      Côté français, Llodra a sorti Isner SANS tie-break et avec plus d'aces que l'américain (14 contre 4) et Simon a explosé en vol contre Soderling avec un 0/6 au 2e set.
      A noter enfin que Wawrinka a sorti Ljubicic.
      En double, Llodra et Clément n'ont rien pu faire contre Nestor-Zimonjic.

      Au programme de jeudi, pas mal de matchs intéressants :
      Llodra-Djokovic pour un préambule à la finale de Coupe Davis ; Monfils-Verdasco pour un éventuel concours de fautes ; Berdych-Davydenko pour une opposition de style ; Roddick - Gulbis ou encore Federer-Stepanek pour le fun.

      Très bon tournoi !
      Elo

      dimanche 24 octobre 2010

      Sur la route du Languedoc

      Salut les d'jeun's.

      STF en direct live.... beeeeeeen... du plumard là. Mais hier j'étais au 1er jour des qualifs du Sud de France avec des potes.

      Superbe salle récemment inaugurée à Pérols, commune de l'agglomération montpelliéraine, juste à côté du Parc des Expositions, de l'aéroport Montpellier Méditerranée et pas loin des plages mais bon vu ce temps on ira pas faire bronzette.

      La salle configuration tennis ? 7500 places et on voit très bien de n'importe quel endroit du court, sauf au 1er rang des "tribunes hautes" où une barrière en plexy nous barre la vue.
      Le court bleu ciel sur fond violet ou rose foncé ou pourpre pour les puristes (démerdez-vous).

      A côté du central, le court n° 1... qui ne ressemble à pas grand chose. J'y suis allé faire un saut et y ai croisé le jamaïcain Dustin Brown, beau talent mais franchement le look à se rouler un bon gros bédot aux changement de côté plutôt qu'à s'enquiller une barre d'ovomaltine.

      C'est complètement enfariné (boulot de nuit oblige) que j'arrive à l'Arena, tellement enfariné que Gasquet me passe sous le pif sans que je fasse gaffe. Je m'achète un kawa absolument dégueux mais qui me réveille et file voir Augustin Gensse mené 5/2 contre Marton Fucsovic. Y'a du parpaing dans le bras de Gensse tandis que le vainqueur de Wimbledon Jr tente lui de tricoter.

      Le temps que Gensse règle la mire et lâche ses pralinés, le français s'impose 7/6 6/3.

      Next Mischa Zverev, finaliste à Metz, gaucher, beau bras l'allemand bat en 2 sets l'illustre inconnu et beau bagarreur mais que j'ai supporté comme un malade Floriant REYNET.

      Derrière, Marco Gicquel toujours aussi râleur prend facilement (2 et 3) la mesure du service poids lourd (ça tombe à 200) du français MARTIN.

      Next, ZE belle affiche sur le papelard. Joss OUANNA (dont on se demande ce qu'il fout dans les qualifs d'un 250 quand on sait ce qu'il a dans le bras) contre JOUAN découvert contre Roddick cette année à Roland.
      Pour tout vous dire, on s'est copieusement fait chier lors de ce match. Ouanna mentalement n'avait pas l'air là, ne jouant que sur son bras. Baston de fond de court sans imagination avec pléthore de fautes directes que Jouan gagnera 6/4au 3ème.

      A 1 set partout et 19h30 on s'est barrés pour se faire une fondue à la maison.

      Je serai présent à la finale.

      Bisouilles à vous.

      STF (Sud Te France)

      mardi 5 octobre 2010

      Tournée asiatique

      BANGKOK - KUALA LUMPUR

      BEIJING - TOKYO

      SHANGHAI

      la tournée asiatique est déjà bien entamée, couronnant au Thailand Open de Bangkok l'espagnol Guillermo Garcia-Lopez qui s'est royalement "offert" Gulbis puis Nadal, pendant qu'à Kuala Lumpur, Michael Youzhny remportait le Malaysian Open.
      Deux "500" cette semaine : 

      CHINE
      le China Open de Beijing, où s'affrontent Djokovic, Murray, Söderling, Davydenko, Berdych, Verdasco, Youzhny et Ferrer.

      et JAPON
      le Rakuten Japan Open de Tokyo, qui aura vu, en plus de Nadal et Roddick en têtes de série, le retour de Juan Martin del Potro, Tsonga, Melzer, Monfils, Lopez et Gulbis.
      Tournoi MESSIEURS à suivre sur le site ATP - avec ce TABLEAU et cet ORDRE DU JOUR
      Chez les DAMES, à Tokyo Caroline Wozniacki a remporté le Toray Pan Pacific Open en battant Elena Dementieva en finale, mais toutes ne quitteront pas le Japon, puisque le "HP OPEN" commence à Osaka le 11 octobre, à suivre également LA si vous comprenez le japonais.

      Tout cela donnant un avant-goût du Shanghai Rolex Master 1000 (ou sur site ATP) qui le 10 octobre prochain, fera un mix des rescapés avec Nadal, Djokovic, Federer, Murray, Söderling, Davydenko, Berdych et Verdasco.

      mercredi 15 septembre 2010

      Une boucle rondement bouclée

      Début 2010, c'était la fête à Roger, qui raflait son 16ème titre en Grand Chelem, confirmant son statut de joueur en activité le plus couronné du tennis professionnel. Il nous avait alors semblé hors de toute atteinte, tout là haut dans son firmament des étoiles du tennis.


      Aujourd'hui avec son 9ème titre majeur, Nadal est d'un point de vue purement mathématique, encore loin de ses illustres aînés, et peut faire figure de jeune espoir s'il se compare aux Federer, Sampras, Agassi, Borg ou Connors qui l'ont précédé - et le surpasseront encore longtemps au tableau d'honneur.... Mais ce neuvième titre a surtout un goût unique de plénitude, puisqu'il ferme la boucle de la réussite suprême aux yeux de tout joueur professionnel : obtenir les quatre Majeurs, sur tous les terrains, et de préférence consécutivement.
      Le saint graal de la petite balle jaune, l'épine dans le pied de tous les leaders du classement ATP, qui bagarreront toute une vie pour y parvenir, en vain pour la plupart.

      Nadal vient d'atteindre l'un de ses principaux objectifs, et galope vers d'autres records.
      Il n'a que 24 ans.

      Alors on dira ce qu'on voudra sur le style de jeu de ces deux champions, sur l'usure mentale supposée de l'un ou la puissance jugée suspecte de l'autre, sur leurs personnalités si différentes - qui par miracle ne les ont jamais opposés ailleurs que sur un terrain. On pourra comparer, comptabiliser, énumérer, guetter les différences et les faux-pas, décortiquer les attitudes et les petites phrases, tout salir par des jugements subjectifs ou tout idéaliser en faisant de nos joueurs les héros d'un roman épique. Mais jamais on ne parviendra à éteindre la lumière qu'ils dégagent, la persistance de la fascination qu'ils exercent sur nous, nourrie de sentiments aussi forts que la haine et l'amour, et le puéril bouillonnement d'émotions qui nous envahit à chaque nouvel exploit de ce "couple" magique.

      Le soleil radieux s'est couvert quand Federer est parti prématurément du dernier tournoi. Un vent tout droit venu de Serbie a effacé ses deux balles de match, balayant avec elles nos lointains espoirs de rencontre au sommet. Un dauphin a remplacé l'autre, c'est la loi du sport de haute compétition, et la raison d'être de tous les champions. Mais tout cela s'est passé loyalement, chacun y a mis tout son talent et sa force, sa maturité ou sa fougue, et son énorme soif de vaincre. Et c'est bien la seule chose à ne jamais oublier.

      Génie magnifique, volontaire précoce ou doué facétieux, tels sont Federer, Nadal et Djokovic, tous trois appelés à dessiner le futur de notre sport préféré. Chacun a su exister par lui-même mais tous sont complémentaires, et indispensables au tennis d'aujourd'hui.
      Nous sommes les heureux témoins de leurs affrontements, et ne souhaitons qu'une chose, profiter encore longtemps de leur talent et du spectacle qu'ils nous offrent.
      Mais sans les juger, ni condamner leurs ratages ou leurs failles, car nous n'en avons pas le droit. Ce sont des hommes, pas des machines à gagner. L'effort incroyable que leur carrière exige, nous le voyons dans leurs larmes, dans la victoire ou l'échec. Mais au fond d'eux-mêmes ce ne sont que de grands gamins costauds qui assument leur exceptionnel destin. En aucun cas des surhommes.

      Alors vivons en toute quiétude cette période magnifique, admirons nos champions et remercions-les de la meilleure manière possible du spectacle qu'ils nous offrent : en rendant hommage à leur immense talent, tout simplement, et sans avoir un jour à regretter de ne pas l'avoir mérité. Car leurs carrières sont courtes, et nous laisseront trop rapidement nostalgiques de leur si belle jeunesse, dont - à notre plus grand bonheur - nous aurons tant profité.

      JoL

      P.S. : à lire également (et surtout !) sur Eurosport.fr, le très bel article de J&Co, "Nadal, la révolution permanente"
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