lundi 16 mai 2011

Entracte pré-GC

♫♪ "On a voulu voir Madrid, on a vu Madrid...
On a voulu voir Rome, on a vu Rome..."♫♪
♫♪ Et on veut voir Roland, on va voir Roland... bientôt. ♫♪

Alors pour patienter avant LE grand chelem de tous les dangers, et nous distraire un peu pendant les tournois de Nice et de Düsseldorf, Elo nous offre une petite sélection, non exhaustive bien sûr, des records et petites histoires drôles, tragiques ou insolites qui ont jalonné l'histoire du tennis.

La carrière la plus courte :

C’est celle de Frank Hadow
1 tournoi, celui de Wimbledon en 1878 qu’il remporte 7-5 6-1 9-7 face à Spencer Gore. C’est le seul et unique tournoi auquel a participé ce britannique, habitant Ceylan, et qui s’ennuyait visiblement pendant ses vacances dans le coin. Au passage, il est l’inventeur du lob.



LE set d'or :

Il s'agit d'un set remporté 6-0 sans perdre un seul point (soit 24 points d'affilée). C'est arrivé une seule fois, le 28 février 1983 à Delray Beach, et ce fut l'oeuvre de l'américain Bill Scanlon face au brésilien Marcos Hocevar, pourtant 30ème mondial.
Surnom (bien mérité !) donné par les italiens : "Kill Bill".


Le plus grand nombre de chutes au cours d'un match :

Ce record est probablement détenu par le pauvre Alain Bresson pendant son match de Wimbledon l’opposant à Manuel Santana au premier tour en 1958. A cause du temps très humide et d’une herbe rendue extrêmement glissante, le français passera plus de temps à terre que debout. Même en jouant en chaussettes pour tenter de conjurer le sort, le match sera un véritable cauchemar sous les yeux d’un public hilare et d’un adversaire effaré.
Au final, il est battu 6-0 6-0 6-1. L’ultime chute aura lieu au moment de quitter le court, quand Bresson se prit les pieds dans sa serviette face à un arbitre et à Santana totalement incrédules.


La finale de Grand Chelem la plus courte :

34 petites minutes auront suffi à Steffi Graf pour remporter le titre à Roland Garros en 1988 face à Natalia Zvereva.
Score final : 6-0 6-0 pour l’allemande, et seulement 13 points marqués par la soviétique.


Le match de double le plus court :

Au 2ème tour de Wimbledon en 1995, Tommy Ho, associé à Brett Steven, est obligé d’abandonner au bout de 5 secondes de match suite à sa blessure au dos en essayant de rattraper le premier service du match. Ils étaient opposés à Cristian Brandi et Marcos Ondruska.
PAS DE PHOTO, ils n’ont pas eu le temps… lol


La joueuse qui était un homme :

A la fin des années 70, Renée Richards est sur le circuit féminin. Son palmarès n’est pas très fourni, un titre à Buenos Aires et une finale en double à l’US Open en faits marquants. Sa particularité vient surtout du fait que jusqu’en 1975 Melle Richards était… Mr Richard Raskin.
Ophtalmo de son état, Raskin décide de changer de sexe et participe pour son plaisir à quelques tournois sur le circuit féminin. Après une bataille juridique l’opposant à la fédération américaine, Richards est finalement autorisée à faire une courte carrière (4 ans) sur le circuit.


Le finaliste assassin :




En 1879, le français Thomas Saint-Léger Gould participe à la finale de Wimbledon battu par John Hartley.
Mais quelques années plus tard, en 1907, il est arrêté est condamné, avec sa femme, pour l’assassinat d’une riche danoise retrouvée en plusieurs morceaux dans la valise de l’ancien joueur.






Une histoire de chat :

Ilie Nastase ne manque pas de ressources pour gagner un match.
Premier numéro 1 mondial du classement ATP, il s’illustre aussi en double notamment avec son ami Ion Tiriac.
En 1982, il doit affronter à Roland Garros Pannata et Bertolucci, le premier étant réputé assez superstitieux. Nastase se procure alors un chat noir qu’il enferme dans son sac et amène sur le court. Prétextant un changement de raquette dès le début du match, il libère le matou qui fait perdre tous ses moyens à Pannata - permettant aux roumains de remporter leur match.


L'échange le plus débile long :

Le record de l'échange de tennis le plus débile  long a été battu récemment, le 16 octobre 2010, au club de tennis de Forcy, qui souhaitait ainsi promouvoir la candidature de Marne-la-Vallée pour le projet de transfert de Roland Garros.
Messieurs David Templier et Fazil Kechaï se sont échangé une même balle pendant 1 heure 26 minutes, battant ainsi le précédent record détenu par deux jeunes filles en 1981 (1H19 pour 989 frappes).
ELO


Merci Elo pour cet entracte salutaire, après  un week-end chargé en émotions romaines.

Nous pouvons aussi cette semaine, faire un tour à l'Open de NICE Côte d'Azur - qui bénéficiera d'une diffusion télé, yaouh !!^^ et accueille  Ferrer, Berdych, Almagro, Roddick, Dolgopolov, Baghdatis, Stakhovsky et Fognini.

ou à la Power Horse World Team Cup de Düsseldorf, où s'affrontent Querrey, Troicki, Kohlschreiber, Monaco, Golubev, Youzhny, Söderling et Granollers.

dimanche 1 mai 2011

¡ Vamos a Madrid la creativa !


OK, çà n'a pas grand intérêt sportif, cette "partida de tenis vertical", pour ouvrir le tournoi du Mutua Madrid Open à la Caja Màjica de la capitale espagnole. C'est amusant, curieux, un peu vain, et çà donne mal au coeur.

N'empêche.

Ian Tiriac et Manolo Santana se donnent un mal de chien, chaque année, pour pousser leur bébé sur le devant de la scène, et rivalisent d'originalité et d'audace à coups de millions d'euros, sans toujours inviter le bon goût ni même le simple bon sens.
C'est ainsi qu'on a pu assister à un match resté unique entre Federer et Nadal, sur un terrain mi-terre mi-herbe ; c'est ainsi qu'ils ont les premiers, osé mettre en ramasseurs de balles de jeunes mannequins plus habituées à montrer leur décolleté qu'à courir discrètement après une balle ; et qu'ils n'ont toujours pas renoncé au projet fou de faire jouer nos malheureux champions sur une terre battue bleue, sans qu'on sache vraiment l'utilité ni l'attrait d'une telle aventure.

Mais on pourra se moquer de la fantaisie débridée des espagnols tout en raillant leur manque de créativité sur un terrain de tennis, il n'en reste pas moins qu'ils ont su en quelques années, détrôner du calendrier un tournoi majeur qui somnolait à Hambourg, construire un complexe tennistique ultra-moderne à l'ambition grand-chelemique légitime et assumée, au point de menacer Roland-Garros et la Frileuse Fédération Française.
Et surtout, se hisser aux sommets de la réussite, aussi bien en individuel avec un "fenómeno" qui n'en finit plus de dominer la planète tennis, qu'en coupe Davis remportée 4 fois depuis le début du siècle. Et à défaut d'admiration ou de sympathie, cela force malgré tout le plus élémentaire respect sportif.

Cette année pourtant, à Madrid l'enjeu est de taille, et l'intérêt devrait être fortement relancé.

Depuis le début de la saison 2011, Djokovic a réussi tous ses grands rendez-vous sur dur, dans un parcours sans faute qui l'a propulsé à la seconde place du classement ATP en délogeant Roger Federer Himself. Et désormais le serbe fonce tête baissée vers les titres majeurs sans même le frein des terrains. Sa santé fragile est enfin domptée, et sa confiance est proportionnelle à son ambition, toutes deux gavées d'une réussite à croissance exponentielle. Curieusement, personne ne parle de dopage à son sujet, là où le tennis espagnol recueille systématiquement les pires soupçons plus ou moins avoués, dans un amalgame plus pitoyable que réfléchi.

Nadal quant à lui, met les bouchées doubles pour conserver son titre de numéro un, et rayonne à nouveau sur la terre battue, en accumulant les points pour passer l'hiver au chaud, comme dit Sabrina, notre spécialiste du tennis ibèrique.
Avec Nadal, il ne faut pas tenir compte de ce qui se dit dans les micros des médias sportifs, mais regarder ce qui se fait sur le terrain. Les déclarations défaitistes de son équipe et les sempiternelles craintes concernant ses capacités du moment, ne sont qu'un paravent - rassurant pour lui, tactique pour son oncle - qui le tient à l'abri des désillusions, et à distance des spéculations adverses. Voilà plusieurs saisons qu'on le dit foncer droit dans le mur avec son tennis à haut risque, mais Rafa est toujours là, sans vraiment se bonifier, en ajustant seulement son jeu et son calendrier pour assurer sa domination. Porté depuis toujours par une formidable ténacité, cette volonté exceptionnelle qui est le véritable fondement de sa réussite.

Le tableau qui vient de sortir n'est plus du pur jus espagnol, puisqu'on y trouve pratiquement tous les protagonistes les plus en vue du moment :


. S'il élimine d'entrée Baghdatis, qui peut toujours présenter un danger face aux meilleurs, Nadal pourrait rencontrer Del Potro dès le 3ème tour, et quand on voit la progression fulgurante de l'argentin depuis sa reprise, on peut imaginer tout le mal qu'il va rapidement donner au numéro un.
Sans compter qu'en cas de victoire, ce serait l'allemand Melzer qui viendrait le cueillir en quart de finale, histoire de bien le fatiguer avant d'affronter Federer, Söderling, Verdasco, Almagro ou même le très prometteur Raonic.

. Sur l'autre front, la logique du moment voudrait que Djokovic balaye tout sur son passage jusqu'au quart, où David Ferrer serait alors son grain de sable le plus coriace.
Un Murray reboosté par son brillant parcours de Monte Carlo pourrait aussi camper un beau demi-finaliste, face à Berdych (ou même Monfils, plus reposé qu'éprouvé !) - même si on peut légitimement rêver d'un exploit de Davydenko, histoire de mettre une dose de Piment d'Espelette dans la paëlla et un bon zeste de lemon dans la sangria.

Plus que tout autre, ce tournoi est un nouveau test pré-grand chelem, pour chacun des joueurs :

  • Pour Nadal un défi de plus en plus difficile à tenir face à la concurrence, avant que l'accumulation de matchs ne menace ses articulations malmenées,
  • pour Federer, une inquiétude à effacer rapidement afin d'espérer encore menacer ses adversaires aux abords de Wimbledon,
  • pour Djokovic, les affres des enchaînements de finales dans un calendrier infernal, un équilibre à trouver entre vitesse et précipitation, puisqu'une place de leader mondial et plusieurs titres en grand chelem sont bien plus qu'une simple course de lévriers à dossards ATP.
  • pour tous les autres, une possibilité permanente de bousculer la hiérarchie, faire mentir les statistiques et ridiculiser les plus savants pronostics, chose que finalement, nous accepterions tous avec le plus grand plaisir dans la capitale de la creatividad.



Et chez les filles, comme chez les garçons et à part Clijsters forfait, on prend les mêmes et on recommence, avec une variable 'inconnue' tellement constante qu'un mathématicien y perdrait le fil de son théorème.

Wozniacki, Stosur, Zvonareva, Cibulkova, Sharapova, Petrova, Azarenka, zzzzz zzzzz
oups, Schiavone !! on se lève tous pour Schia-vone ! Allez Francesca, une petite répète pour Roland Garros, qu'est-ce qu'on aimerait çà !!

 Madrid, c'est maintenant, et c'est ici, à portée de clic :


  Les SITES :   Le site officiel Le site ATP  -  Le site WTA

  Résultats et déroulement :


JoL

vendredi 15 avril 2011

Chic, voilà la terre battue

  Photo ATP
Ca paraît tout bête la terre battue, çà ressemble à du simple sable rouge où l'on peut salir ses chaussettes et ses fonds de shorts sans se faire gronder en rentrant à la maison, çà donne même envie de s'y rouler, en cas de victoire. Et pourtant c'est loin d'être une chose simple, c'est même un bijou de technologie.
Certains amateurs de tennis la détestent, d'autres l'adorent, à cause du spectacle plus ou moins excitant qu'elle engendre. Elle a ses spécialistes et ses détracteurs, ses artistes de la glisse et ses prodiges du rebond, ses cracks du contrepied et ses virtuoses de l'amortie à effet rétro.
 

Soumise aux impératifs de la météo, lourde ou légère selon l'humidité ambiante, un peu capricieuse, toujours exigeante, cette surface très personnelle nécessite des soins constants et peut entièrement changer l'issue d'un match, parce qu'elle le décide ainsi. Elle aime les athlètes résistants, mais les aime en prenant soin de leurs articulations, au point d'être cataloguée "surface de confort" par la FFT. C'est aussi la seule surface à "s'exprimer" au point de garder une trace précise des balles, et mettre en échec un imparable hawk-eye. Sa profonde couleur colle à la peau, évoquant le sang et la sueur, synonyme d'aventure, de fureur et de passion.

Alors au risque d'ennuyer tous ceux que la technique ne fait pas rêver pas, je vous propose un regard dans les profondeurs de ce terrain, que nous allons côtoyer jusqu'à l'été - dans le seul souhait que cette matière, contrairement aux sols durs ou synthétiques aux noms barbares (Rebound Ace, Plexicushion, Decoturf ou autres Taraflex en dalles), apparaisse comme ce qu'elle est, une chose vivante et belle, qui évolue au fil d'une saison, dans une fusion intime et vibrante avec le joueur et son matériel.

La terre battue est essentiellement composée de 4 couches successives :
1) Tout en-dessous, dans les profondeurs du sol, un empierrage et des tuyaux de drainage
2) Par-dessus, une couche de mâchefer (charbon pilé) de 3cm d'épaisseur, à granulométrie variable, qui permet de stocker l'eau d'arrosage, et de la restituer vers le haut.
3) Puis le coeur véritable, une couche de calcaire spécifique, de 5 à 6 cm d'épaisseur, de granulométrie très fine, appelée "craon". Cette couche est stabilisée au rouleau de 100 kg, puis au rouleau de 500 kg. C'est la terre battue, et elle est blanchâtre. Elle laisse passer l'eau dans les deux sens.
4) Tout au-dessus enfin, le craon est recouvert d'une couche de brique pilée rouge d'un cm d'épaisseur, qui sert à glisser et à avoir un bon contraste de couleur avec les balles, tout en évitant une réverbération qui serait aveuglante sur le calcaire.
Cette brique pilée est appelée "rougisol", et n'a rien à voir avec le terme "terre battue".


L'ensemble doit être arrosé abondamment tous les soirs ou tous les matins. La terre battue classique est gélive (éclate sous l'effet du gel) et, dans les régions de gelée, doit être refaite tous les ans. Seuls les stades dédiés à de grands tournois sont équipés de bâches, ce qui n'est pas le cas pour la majorité des clubs.
Elle peut cependant être extrêmement résistante, puisque celle de Roland Garros, construite en 1928, ne fut refaite qu'en 1988 !


Pour les petits curieux de la technique, les méthodes de fabrication de la Sté TTB, expert en construction de terrains de tennis en terre battue, m'ont laissée bouche bée d'admiration. Lisez plutôt :

« Nous pouvons construire ou transformer un court de tennis à partir d’un terrain vague, d’un terrain en dur (poreux, quick, green set…), d’un terrain en sotomanto, d’un terrain en craon, d’un terrain synthétique, d’un "soft" tennis ou d’un terrain en terre granitique etc…
Ainsi, il est parfois nécessaire d’évacuer l’ancien matériau entièrement (Tennis Club de Grasse : environ 100 tonnes de sotomanto évacuées par court), et d’autres fois nous pouvons nous "appuyer" sur le court existant (Tennis Club de Cap d’Ail à partir du "soft" tennis et Sophia Country Club à partir de terre granitique). Quelle que soit la conception de départ, nous créons ou nous vérifions précisément à l’aide de jumelles de géomètre les pentes nécessaires à l’évacuation des eaux pluviales.

Ensuite, après avoir crée ou vérifié la plate-forme de départ, nous créons ou nivelons le filtre entièrement à la main, mètre carré après mètre carré, toujours en respectant les niveaux.
Puis, nous appliquons - toujours uniquement à la main, toujours mètre carré après mètre carré - la chape en quantité parfaitement régulière sur toute la surface du court, avec le matériau choisi adapté à votre climat.
Nous procédons par la suite au blocage de la chape avec un rouleau mécanique très léger et suivant une procédure très précise.
Nous terminons le court avec la mise en place d’un tracé, que nous préconisons en nylon tressé, maintenu par environ 6000 clous galvanisés (cloués un par un au petit marteau !) et l’épandage de la brique pilée selon notre rituel traditionnel.

Pour toutes ces opérations de fabrication, JAMAIS nous n’utilisons d’engin lourd (environ 1 tonne) pouvant détériorer les sous-couches, diminuer le drainage ou altérer la future tenue du court. »
 Je trouve une certaine tendresse à ce descriptif, la même tendresse que peut avoir un artisan pour son oeuvre, un menuisier pour son meuble ou un sculpteur pour sa statue. On peut rire d'un tel sentimentalisme, mais c'est vrai, c'est unique la terre battue, c'est l'essence même du tennis.
Cà commence maintenant, à Monte Carlo... et c'est sacrément beau.



JoL

mardi 5 avril 2011

Requiem pour notre image...



La saison ocre est ouverte, et pour patienter de façon tonique en attendant les premiers affrontements de Monte Carlo : un spot publicitaire qui déménage, en l'honneur du relooking d'Eurosport.
Pour l'instant ça manque un peu de tennis masculin à la télé, et on ne dira jamais tout l'amour qu'il faut de "son" sport, pour passer une partie de la nuit assis sur une chaise en compagnie d'une bonne cafetière, casque en tête pour ne pas réveiller l'entourage endormi, à écouter une langue indéterminée à sous-titrage hiéroglyphique...  Tout ça pour capter en mode alternatif le streaming hoquetant et tremblotant d'une finale palpitante, en gardant un oeil rivé sur les petits chiffres d'un scoreboard (40, 40A, 40, 40A, tic, tac, tic, tac), et le live toujours très sympa d'Eurosport (pour ne rien rater de l'action... et en parler intelligemment le lendemain sur les blogs ou au bureau).

On peut certes regarder Caroline en découdre avec Vera, ou Marion expédier Svetlana dans les cordes, mais on croise fort les doigts pour que nos chaînes préférées engagent la bataille des droits de retransmission télé contre l'affreux-méchant OrangeSport, qui nous a coupé l'herbe, le plexicushion et la terre battue sous les pieds, au lieu de continuer à s'occuper tranquillement de sa téléphonie et de ses drogués du sms.

Non mais c'est vrai après tout, à chacun son job et les spectateurs seront bien gardés !
Vive le tennis sur grand écran, vive les bonds de joie sur canapé ! Rendons vite aux spectateurs ce qui leur revient, sous peine de les voir déserter leurs salons et se rabattre sur les terrains d'entraînement municipaux, pour évacuer leurs frustrations cathodiques à grands coups de tennis-elbow et de déchirure méniscale !
Ce qui en soi n'est certes pas une mauvaise chose pour nos yeux, nos gambettes et les cabinets d'osthéopathie, mais risque de mettre longtemps à nous procurer autant de plaisir qu'un tie-break de 3ème set à 12/10 ou une balle slicée à trajectoire rentrante qui vient mordre le bord de ligne après un échange de 30 frappes.
Pas vrai ?

Et Vive les "Bon sang mais vas-y, monte au filet qu'est-ce que tu fiches ?!" et les "Oh naaaan, je le savais, qu'il y arriverait pas...", les "Pffff, c'est sûr qu'en envoyant des boulets du fond du court..." et autres "Tu vois, il aurait dû, pendant que l'autre était scotché, lui retourner un passing croisé sur la ligne pour le prendre en contrepied, au lieu de lui mettre la balle dans la raquette !!" - ou autres cris de guerre et conseils avisés que seules les décharges d'adrénaline de l'image nous inspirent.
Ca ne fait pas tourner plus vite la planète tennis,  mais c'est trooop bon !!
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Pendant cette petite semaine post-american, deux gentils petits M250 pour nous reposer de nos émotions Federo-Nadalo-Djokoviciennes (et n'avoir qu'une partie de tableau à déchiffrer ;-)) :



 Et pour les filles,

mardi 22 mars 2011

Hop hop on enchaîne sur Miami...

Allez, çà ne traîne pas en Amérique, un petit saut de Californie jusqu'en Floride et c'est parti pour une nouvelle rencontre au sommet, le fameux "Glam Slam" du Crandon Park Tennis Center chauffé à blanc, qui attire aussi bien les meilleurs joueurs que le gotha mondain avide de figurer au premier rang des rendez-vous médiatisés.


A Indian Wells en finale, Nadal est resté sur une défaite notable, qui ne menace pas encore son hégémonie mais montre au monde entier qu'il peut être lui aussi sujet à d'énormes failles, son service l'ayant complètement lâché au moment de conclure, lui coûtant le titre. Plutôt inquiétant, malgré la "revanche" prise le lendemain à Bogota en exhibition.
Federer quant à lui, s'est carrément fait reléguer à la 3ème place, ce qui lui était déjà arrivé en été 2010, mais prend désormais des allures de confirmation. Il garde toute sa classe et sa magie, seule l'agressivité au filet n'est plus au rendez-vous pour combler une mobilité devenue insuffisante face aux plus jeunes. Mais ne soyons pas tristes, Roger est toujours dans le peloton de tête et loin d'être fini, et son immense talent peut parfaitement le mener à décrocher un 18ème Master Series, afin de supplanter Agassi et égaliser Nadal. Et sincèrement, on n'attend que ça.
Et tout ça, à cause de l'étoile montante du circuit Djokovic, complètement transcendé par sa mission remplie en Coupe Davis et le coaching d'Andrej Vajda et d'Igor Cetojevic, qui a su résoudre ses problèmes physiques à coup de médecines alternatives.
Bardé d'une confiance aussi épaisse qu'une armure de chevalier, Nole monte désormais à l'assaut de son destin, et voudra certainement poser à Miami les premiers jalons d'une place de numéro un qu'il a toujours considérée comme un Graal à sa portée. Pour lui de toutes façons, le plus dur est déjà fait, un échec prématuré à Miami n'étant même plus significatif étant donné la proximité des deux tournois.

A retrouver également en espérant qu'ils tiennent leur rang plus longtemps qu'à Palm Springs, Murray et Söderling, le tenant du titre Andy Roddick, Berdych et Ferrer toujours dangereux.

Plus attendu encore, Del Potro en pleine renaissance sous condition de petits réglages,  Gasquet et Raonic actuellement très prometteurs, et toujours, le "fond de la troupe", avec Verdasco, Melzer, Almagro, Wawrinka, Youzhny, Fish, Tsonga et Troicki.

Quant aux dames, on souhaite à Marion Bartoli de s'être déjà remise de sa formidable finale car elle mérite de prolonger son ascension dans le top ten. On aimerait aussi que la régularité et la solidité de Caroline Wozniacki soient récompensées en devenant la troisième joueuse (après Steffi Graf et... Kim Clijsters en 2005) à remporter le doublé Indian-Wells/ Miami,
on espère aussi que l'épaule de Kim Clijsters et la hanche de Victoria Azarenka seront rétablies, on se réjouit du retour de Maria Sharapova, et on attend au tournant Samantha Stosur, Francesca Schiavone et Na Li pour nous faire vibrer, puisque désormais le tennis féminin occupe seul les chaînes télévisées.

JoL

samedi 12 mars 2011

Le test des M1000


Sympathique petite vidéo pour ouvrir cette quinzaine, et pas la moindre, puisque ce sont Indian Wells et Miami, les premiers Masters 1000 de l'année, qui clôtureront pour un temps la saison des courts durs avant de laisser place à l'ocre et ses redoutables terriens.
Beaucoup d'enjeux dans cette étape, beaucoup d'incertitudes, beaucoup de combativité à attendre.

Nadal: un véritable magot à défendre, une place de numéro 1 durement acquise mais boulonnée dans du sable, et une hégémonie qui s'appuie toujours sur son formidable fighting spirit, avec le risque permanent que le corps ne suive plus la voracité du mental.
Et au coude à coude derrière lui,
Federer, serein et détendu, couvert de gloire et comblé, qui navigue entre fulgurances magnifiques "parce que c'est lui", et trous d'air d'une trentaine toute proche et d'une motivation à renouveler sans cesse,
et Djokovic, le loup encore jeune mais subitement (re?)devenu sauvage lorsqu'un certain soir de décembre, il a senti son tour venu  pour saisir le destin au vol et ne plus le lâcher jusqu'à consommation complète de la proie - à savoir le sommet de la hiérarchie.


Mais les 3 cadors du circuit, provisoires ou indéboulonnables, ne seront pas les seuls à surveiller du côté du luxueux oasis de Palm Springs, car la meute se presse derrière, pleine d'anciens confirmés, de revenants récidivistes ou de futurs émergents.
Avec les Söderling, Murray, Ferrer, Berdych et Roddick dans la déjà-vieille garde, les Del Potro ou Tsonga dans les ressuscités, et les Raonic, Delgopolov ou Gulbis dans la relève prometteuse, les deux Masters américains de Californie et de Floride sont de véritables révélateurs de l'envie des joueurs - car ils les prennent en principe au top de leur forme physique, au meilleur moment de l'année tennistique et dans des conditions conjoncturelles idéales.


Indian Wells, c'est à portée de clic, et c'est ici :

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  Résultats et déroulement :

JoL

lundi 7 mars 2011

La Coupe Davis, c'est génial

Ben je ne sais pas vous, mais moi avec la Coupe Davis, je m'é-clate.
Parce que sans blague, nous garder scotchés devant une télé tout un week-end, de 14H à 21H pratiquement non-stop dans un hangar désaffecté d'un aéroport fût-il viennois, quand on a un beau soleil dehors qui vous tend les bras, pour s'enfermer avec une bande d'autrichiens pas foutus d'arroser correctement leur terre battue et obligés de la sécher après l'avoir complètement détrempée,...
ben faut le faire !!!

Bon ok, le soleil n'était pas vraiment brillant, il faisait pas mal frisquet, le dimanche c'est aussi fait pour se reposer (euh euh), et l'entourage ça peut se baratiner gentiment avec une petite mousse au chocolat maison en fin de repas, histoire de disposer de sa télé. Mais quand même, si on m'avait dit que ce premier tour, sur fond de polémique au sommet et d'abandons en chapelet, serait aussi passionnant, je ne l'aurais jamais cru.


D'abord, il y a eu Jeremy. Ou plutôt Môônsieur Jeremy.
On ne le voyait pas aller très loin face à Melzer, on se demandait même (une fois de plus) si Forget avait bien fait de le mettre face au meilleur autrichien, 10ème mondial tout de même, comme ça en début de premier tour, alors qu'il n'avait plus rien gagné depuis Shanghai, et traînait sa place de 49ème avec un seul titre à son actif. Faut dire qu'il n'avait pas trop le choix Forget, après les défections successives de tous ceux qui se trouvent trop bien classés pour aller se fatiguer inutilement sur un premier tour de Coupe Davis.
Eh ben il a bien fait. Et Jeremy a disputé crânement sa chance, au point de faire s'écrouler le grand costaud d'en face, transformé en râleur frustré et accumulant les fautes directes. Premier point pour la France, haut la main pour le petit Jeremy et son beau sourire.
Simon n'a eu qu'à achever le travail, face à un pré-retraité complètement en déroute et une équipe autrichienne assommée.
France : 2, Autriche : 0, ouh ouh !!

Tout aurait pu, aurait dû ? continuer sur cette lancée, et pourtant c'est ce qui semblait le plus à portée de main - le 3ème point décisif en double - qui nous a échappé à la surprise générale, Llodra/Benneteau flanchant au service et le leader autrichien retrouvant quelque souffle pour sauver l'honneur. France 2, Autriche 1.
Bon, ce n'est que reculer pour mieux sauter, demain ce Simon-là ne fera qu'une bouchée d'un 10ème mondial à la ramasse.

Eh ben non, une fois de plus, c'est le tennis qui nous surprend, balaye nos convictions et nos prévisions, et nous voilà à 2 points partout (ouille !!), à l'issue de ce match fou fou fou, où Gilou dominait brillamment un Melzer en pleine déroute... Jusqu'à ce que l'autrichien fracasse sa raquette et transforme sa rage en potion magique, après 4 heures de match, au point d'étouffer le français d'un incroyable 6-4 6-0.

Un cinquième match de tous les dangers s'imposait, et Jeremy renvoyé au turbin, puisqu'il avait tant envie de gagner. Après un premier set remporté par un excellent Martin Fischer, on n'était pas fiers sur notre canapé, et le public autrichien un peu amorphe en début de week end, s'est remis à scander la valse viennoise sur fond de réacteurs, persuadé que leur étoile d'Israël en 2010, allait balayer rapidement le petit Französisch inexpérimenté.
Mais le spectacle n'était pas fini, et nos nerfs ont été mis en pelote jusqu'au bout, pour encore plusieurs heures, jusqu'à l'effondrement final du jeune autrichien très méritant, et l'euphorie de la victoire du camp français. France : 3, Autriche : 2. OUF OUF OUF !!

Ah les amis, je vous le dis, le tennis c'est quelque chose, quand ça ressemble à çà.
Et la Coupe Davis, que beaucoup traitent de haut, y compris les meilleurs joueurs ou ceux qui se voient comme des leaders, c'est une sacrée affaire d'hommes, et c'est sacrément beau à regarder. Autrefois je n'aimais pas trop, je n'y comprenais rien, j'étais toujours perdue dans les groupes et les équipes, et préférais le côté individuel des tournois. Mais je m'aperçois qu'il se passe vraiment quelque chose de spécial dans cette épreuve inter-nationale. Le tennis n'en souffre pas, puisque les matchs respectent les mêmes règles que celles du circuit ATP. Des doubles aussi importants que les simples, et 3 sets gagnants, pour vous servir.

Mais le public n'est pas le même, et finalement c'est une bonne chose. Cela préserve de l'affluence opportuniste du "public grand chelem" qui cause balle jaune 4 fois par an - tout en offrant souvent la difficulté technique d'un grand chelem. Et l'ambiance est unique, l'enjeu est différent, le chauvinisme n'est pas "culpabilisant", on peut péter un câble sans se voir taxé de groupie, et s'affoler pour un joueur qu'on n'aurait même pas remarqué en cours d'année, on vibre, on râle, on hurle de joie, on chante faux mais à tue-tête, bref on s'éclate tranquille, enfin !

Nous voilà donc en quart de Coupe Davis, qui se jouera face à l'Allemagne, en juillet prochain.
Nous serons accompagnés dans l'épopée par les vainqueurs de ce premier tour, à savoir Suède-Serbie, Kazakhstan-Argentine, et Etats-Unis-Espagne. Aïe aïe aïe.
Personne ne sait jusqu'où nous irons, l'aventure peut nous mener à nouveau jusqu'à toucher le saladier du bout des doigts, puis nous écrouler sur un set, un jeu ou deux points de tie-break. Comme toujours au tennis.
Mais d'ores et déjà nous savons que notre équipe s'est enrichie d'un vent de fraîcheur inestimable pour ce genre de compétition, bien loin du souffle lourd venu de Serbie fin 2010 pour éteindre nos braises. Et que finalement, les manifestations les plus enthousiasmantes viennent parfois d'où on ne les attend pas, en toute simplicité et avec la plus belle des motivations : l'envie de gagner, quitte à se transcender pour faire gagner son pays.

JoL

samedi 12 février 2011

Le joli mois des révolutions

Après l'épopée australienne de Djokovic ravageant tout le gotha tennistique sur son passage, l'actualité des courts ne nous a pas vraiment passionnés, et chacun a regardé d'un oeil paresseux les Kevin Anderson et autres Ivan Dodig rafler leurs premiers titres, et Tommy Robredo (28 ans déjà ? ... euh, seulement 28 depuis tout ce temps ?) boucler son palmarès à 10 titres, en étant bien contents pour eux, non c'est vrai sans rigoler ^^...
Tout juste si Rotterdam réussira à nous attirer ce week end vers ses demi-finales Troicki/ Söderling et Tsonga/Ljubicic, tant l'actualité mondiale fut fertile en vrais évènements autrement captivants qu'un début de saison sans surprise.

... MAIS !


Mais voilà que les dames, au parcours d'habitude si morne, nous font elles aussi leur petite révolution, et viennent mettre, une fois n'est pas coutume, un peu de piment dans tout cela.

Ca a commencé à Sydney, par la consécration de la radieuse chinoise Li Na, tellement comblée par son premier titre qu'elle manqua de peu de marquer l'histoire avec un premier et unique Majeur, mais fit quand même la fierté de sa patrie  reconnaissante.
Et par l'enthousiasmante Francesca Schiavone, dont ont attend désormais les matchs avec impatience, tant elle incarne à elle toute seule le punch et le tennis d'attaque faits petit-bout de- femme.

Puis ça a continué par un match remporté par notre brindille Alizé Cornet, ce qui à lui seul constitue un évènement suffisant pour arracher tout amateur de tennis à sa douce torpeur, car passer deux tours de grand chelem et rapporter dans la foulée un point à la France en Fed Cup, c'est fort de fort !


Et ça continue sans surprise, mais en feu d'artifice, par le triomphe de Mummy Clijsters alias Aussie Kim, qui s'amuse depuis son retour sur le circuit à bousculer sans vergogne tout le gratin du tennis féminin, sans que personne ne songe à s'en plaindre le moins du monde : la voilà redevenue numéro 1 notre petite Kim, en s'étant offert le luxe d'ouvrir l'Open Gaz de France avec une exhib en forme de gag noahlien , avant de détrôner Caroline Wozniacki et remporter le subliiiiiime trophée bucolique de numéro 1 composé par une horde de fleuristes en plein délire machiste.
... et rafler au passage la seconde place d'un record "en négatif" dont on parle peu, mais que seules les plus grandes championnes détiennent : celui de la plus longue interruption en tant que numéro 1, juste après la (probablement provisoire) détentrice de l'exploit, Serena Williams.

Ce qui nous ravit tous et toutes. Car même si ce n'est qu'une révolution réchauffée, elle sent bon le parfum de femme, un peu effacé de notre mémoire, et dont on attend désespérément les nouvelles effluves.

Joueuse Durée d'interruption en tant que N° 1
Serena Williams 265 semaines : 11 août 2003 - 7 sept. 2008
Kim Clijsters 256 semaines : 20 mars 2006 - 13 févr 2011
Chris Evert 156 semaines : 14 juin 1982 - 9 juin 1985
Lindsay Davenport 144 semaines : 14 janv 2002 -17 oct. 2004
Kim Clijsters 116 semaines : 10 nov2003 - 29 janv. 2006
Monica Seles 114 semaines : 7 juin 1993 - 14 août 1995
Justine Henin 113 semaines : 13 sept. 2004 - 12 nov. 2006
Martina Navratilova 95 semaines : 7 juillet 1980 - 2 mai 1982
Steffi Graf 91 semaines : 9 sept. 1991 - 6 juin 1993
Amélie Mauresmo 74 semaines : 18 oct. 2004 -16 mars 2006

... pendant que nos malheureux (?) français semblent partis pour remporter le record moins glorieux des plus fréquentes interruptions pour cause de bobos divers, ou des matchs remportés sur forfaits d'adversaires malchanceux.
Bravo les drôles de dames, et vive le retour des battantes !
JoL

dimanche 30 janvier 2011

Melbourne la joute finale, ET DE DEUX !

finale à chaud entre Djokovic contre Murray - et entre les bloggeurs contre le blog glouton...
 ET C 'EST NOUS QUI ALLONS GAGNER, non mais !!!

jeudi 27 janvier 2011

Melbourne, la joute finale

Il a commencé par quelques jolis coups d’éclat dès le premier tour, ce tournoi de Melbourne, du genre Nalbandian qui sort Hewitt sur ses terres - et Baghdatis qui s’offre un Del Potro encore fantômatique,
et çà a continué par quelques désertions peu glorieuses comme le camp français notamment, décimé dès les premiers tours.


Puis on s’est pris au jeu, en suivant le parcours très inattendu (?) de l’ukrainien Delgopolov, qui avec son jeu atypique sautillant et électrique, s’est offert le dernier français Tsonga puis, de façon beaucoup plus surprenante, le géant Söderling qu’on imaginait facilement en finale

On s’est extasiés devant le joli parcours d’un 152ème pratiquement inconnu, le canadien Milos Raonic, qui sortait Llodra et même Youzhny, avant de se faire dévorer tout cru par Ferrer,

On a admiré le jeu de Wawrinka dont seul Federer a fini par avoir raison, après ses exploits contre Monfils puis Roddick,

Puis on a finalement pleuré sur la blessure de Nadal, qui n’a pu jouer à armes égales contre un excellent Ferrer transporté par la faim de victoire,

et on a applaudi à tout rompre un Djokovic littéralement porté par son récent sacre en Coupe Davis, alors qu'il éliminait successivement Troicki, Almagro, Berdych... et Federer himself bizarrement enferré dans un jeu monocorde et sans audace.

Chez les filles, où il est déjà beaucoup plus dur de s’enthousiasmer, on a regretté le départ prématuré de Vénus Williams, partie rejoindre sa sœur dans un avenir incertain,

... on s’est désolés qu’Amantha Stosur n’aille pas plus loin devant son public,
... on s'est ébahis et réjouis que la petite Alizé Cornet réussisse à passer deux tours d'un tournoi !,
... on ne s’est pas étonnés du piètre parcours de Justine Hénin, qui annonce sa seconde retraite dans une indifférence quasi-générale tant elle se justifie,

... ni de l’ascension formidable de Na Li, première chinoise à parvenir en finale,

... ni des confirmations tranquilles de Clijsters et Zvonareva, qui en ce moment dominent le circuit au moins autant qu’une Wozniacki toujours fluctuante en Majeur,

... et enfin, on a eu le cœur battant, une fois de plus, pour Francesca Schiavone, qui nous a offert contre Kuznetsova une magnifique leçon de ténacité et le match de femmes le plus long de l’histoire.


Nous voilà donc déjà sur les dernières joutes de ce tournoi fourmillant de surprises - surprises qui n’en sont pas vraiment, tant le niveau de nos champions finit par se niveler de plus en plus haut. Et tant les jeunes pousses délivrent un tennis toujours plus athlétique, poussant les meilleurs dans leurs retranchements et forçant les corps au-delà du raisonnable.

Et çà donne 3 rendez-vous à 9H30 :
Dernière demi-finale hommes vendredi matin entre David Ferrer et Andy Murray, l’un méritant un sacre pour sa volonté, son travail et sa constance au dépassement, l’autre pour son talent encore sous-exploité 
avant une finale dimanche contre le 3ème homme, Novak Djokovic, fou d’ambition et avide de reconnaissance, qui a su se donner les moyens de réaliser son rêve de gloire.

Et samedi matin, finale dames entre une maman belge très sportive -ou "une championne très humaine", comme on voudra - Kim Clijsters qui réussit son retour à la compétition comme aucune n’a su le faire jusqu’à présent, et Na Li, une étoile tombée du ciel chinois, créative et audacieuse, portant à elle seule et avec son grand sourire si sympathique, le flambeau de l’empire du milieu.

JoL 
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Avec toujours, les sites :
Le site Australian Open    -  La page AO de l'ATP   -   La page AO de la WTA

Et les tableaux de résultats :
Tableau singles HOMMES  -  idem en PDF  -  Tableau DOUBLES HOMMES
    Tableau singles DAMES  -  idem en PDF   -   Tableau DOUBLES DAMES


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